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Parlement de Bretagne « Feu mal éteint »

jeudi 20 juillet 2017

Note de lecture du livre éponyme de Gérard GAUTIER - Éd. L’écharpe 2016.

Écouter son entrevue du 28 avril 2016 sur Radio Laser.

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Rappelez-vous l’incendie du Parlement de Bretagne en 1994

Après avoir édité en 1996 « Le vendredi noir de la Bretagne » et « L’incendie de la paillote bretonne », Gérard Gautier ancien membre du Conseil Régional de Bretagne poursuit donc sa quête de vérité. Il conteste, comme beaucoup d’autres, la thèse officielle de l’incendie causé par une fusée de détresse tirée par un marin pêcheur en manifestation.

Outre ses relations, il a recueilli de multiples témoignages qui abondent pour une toute autre version au cours de sa participation aux divers salons du livre régionaux depuis plus de vingt ans.

Tenace épistolier, Gérard Gautier documente également les enfumages médiatiques et pure propagande de la thèse officielle que l’on trouve dans la presse régionale, chez des chercheurs patentés du CNRS ou avec des réalisateurs de documentaire comme « L’incendie ». Il égrène aussi ceux qui ont reçu des pressions pour ne pas auditionner tel ou telle témoin : journaliste, pompier, CRS, etc.

Dans tous ces métiers, il a pisté ceux qui cherchaient à protéger leur carrière et leurs prébendes.

Ce 4 février 1994, outre la manifestation massive des pêcheurs, il y avait à Rennes une vingtaine de manifestations. En effet, le premier ministre BALLADUR et cinq autres ministre, dont Charles PASQUA étaient attendus pour signer un contrat de région.

D’un côté, rien n’avait été fait pour contenir la manifestation des pêcheurs qui, après provocations policières de toutes sortes, on conduit à ce qu’une émeute ait lieu.

Marcel ROGEMENT : « Le préfet de l’époque savait que ce serait violent, mais rien n’a été fait pour éviter le saccage. »

Le juge Van RUYMBEKE a été le seul à évoquer la mise en cause de responsabilités politiques dans le non maintien de l’ordre ce jour là. Et pour cause, ses dossiers au Palais de justice au sein du Parlement de Bretagne ont brûlé, notamment ceux concernant la corruption des politiques et des promoteurs immobiliers.

Une photographe : « En fin d’après-midi avec P., nous avons remonté la rue Victor Hugo jusqu’à la place du Parlement qui était calme et vide, seulement gardée par des binômes de CRS et d’une autre sorte de gars, entre six et huit. Ils nous ont laissé descendre vers la mairie. Arrivé en bas de la place du Parlement, j’ai arrêté P. en lui disant qu’il y avait un bruit bizarre, comme un craquement ».

Alors qu’elle recevait des amis vers 21H30, elle a ouvert sa fenêtre qui donnait sur le Palais de Justice pour prendre des photos, un gars a crié il n’y a rien à voir ! Peu après, une personne est entrée chez elle, pris son appareil et enlevé la pellicule.

Guillaume de RAGUENEL de MONTMOREL, dont le père appartenant à la Cour d’Appel de Rennes qui menait une enquête sur les causes de l’incendie, a témoigné : « mon père pensait que la fusée incriminée ne pouvait, en aucun cas, être la cause dudit incendie ».

Décédé récemment, il a confié à son fils « que ce dossier avait disparu ».

Témoignage de Pierre LOUSSOUARN :

« Quelques semaines avant le feu au Parlement de Bretagne, j’assurais une visite – en tant que Chef de Garde – à la préfecture du Morbihan. A la demande d’un huissier tenace et qui avait vu juste, nous nous rendions dans les combles du bâtiment principal où nous découvrions plusieurs feux de détresse finissant de se consumer ! J’en référais et je les récupérais dans un seau en métal galvanisé que m’avait fourni l’huissier. »
« Un inspecteur de police me posait la question : ces pétards auraient-ils pu mettre le feu ? — Oui dans des combles normaux, mais ceux-ci avaient été copieusement garnis de sable. »
« Le Directeur du Préfet me prenait à part et me signifiait que tout ceci devait être confidentiel, je lui répondis que je devais d’abord en référer à mes supérieurs. Je n’ai jamais eu de nouvelles de cet incident, par contre j’apprenais quelques mois plus tard que mon dossier de candidature au concours d’officier avait eu un avis défavorable malgré l’avis très favorable du Colonel VERDEVOYE ».

On fait de curieux tests dans les préfectures...

Voir aussi notre procès en cours suite à l’incendie de la Villa Monbroummpfv à Rennes