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Comment peut-on accepter ça ?

vendredi 28 juillet 2017

Dimanche 28 mai 2017, l’homme de 30 ans s’est levé comme chaque matin. Il s’est ensuite enfoncé de quelques mètres dans le petit bois jouxtant le terrain où il vivait. Son corps, pendu à un arbre par une sangle, n’a été retrouvé que le mardi suivant après-midi lors d’une battue organisée par ses proches. Les résultats de l’autopsie rendus ce mardi ont conclu à un suicide.

« Ça fait 5 ans que la mairie nous harcèle, accuse sa femme, Sandra Robert. Il ne dormait plus la nuit et pensait que ça ne s’arrêterait jamais. Il savait qu’au final, il allait tout perdre. » Issu de la communauté des gens du voyage, le couple et leurs trois enfants, tous scolarisés en primaire dans la commune de Maule -, s’est sédentarisé en 2010 après l’achat d’un terrain de 4 500 m2, rue du Moulin à Papier. En 2014, la mairie a assigné la propriétaire du terrain en justice

Le problème, c’est que la parcelle en question est en zone naturelle et donc non constructible et, en théorie, non habitable. « On l’a achetée avec l’eau, l’électricité et la personne qui nous l’a vendue y vivait régulièrement et ça ne posait pas de problème…, peste Sandra Robert, submergée par le sentiment d’injustice. Depuis 2010, ça n’arrête pas. On nous a d’abord demandé d’enlever une caravane, puis les engins de travail de mon mari, un hangar dans lequel il travaillait, de réparer le portail, de replanter des arbres, mais pas n’importe quelle espèce… ».

En 2014, la mairie a assigné Sandra, propriétaire du terrain, en justice. En janvier, la mère de famille a été condamnée à huit mois de prison avec sursis assortis d’une amende de 2000 €. En outre, si le terrain n’est pas entièrement remis en état, elle devra payer 200 € d’astreinte par jour de retard à compter du 24 juin. « Je leur avais donné deux mois de délai supplémentaire, indique Laurent Richard, le maire LR de Maule. Je comprends leur peine mais cet acte ne peut en aucun cas être entièrement lié à cette situation. Prétendre le contraire relèverait de la diffamation. »

Chiche !